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BURKINA FASO : OUVERTURE ENFIN CE 11 OCTOBRE 2021 DU PROCÈS DE L’ASSASSINAT DE THOMAS SANKARA.

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Le procureur militaire près du tribunal de grande instance de Ouagadougou a annoncé mardi soir que le procès des personnes mises en cause dans l’assassinat du capitaine Thomas Sankara et de ses douze compagnons s’ouvre le lundi 11 octobre prochain à 9 heures au Burkina Faso.

Le procès est délocalisé dans la salle des Banquets de Ouaga 2000 et sera public, souligne un communiqué de la justice militaire. En avril dernier, la justice burkinabè a procédé à la mise en accusation d’une dizaine de personnes dont le président déchu Blaise Compaoré, dans le dossier de l’assassinat de Thomas Sankara.

Les inculpés sont poursuivis notamment pour « crimes d’attentat à la sûreté de l’Etat, d’assassinat, de faux en écriture publique, de recel de cadavres, etc… ou de complicité de ces infractions ». En outre, sur demande de la justice burkinabè, en novembre 2018 et en 2021 la France a transmis aux autorités du Burkina des documents déclassifiés, notamment des pièces et des auditions de personnes dans le cadre d’une commission rogatoire internationale.

L’ex-président du Burkina Faso Blaise Compaoré, principal accusé dans cette affaire, pour « attentat à la sureté de l’État, complicité d’assassinat et recel de cadavres », vit en Côte d’Ivoire depuis sa chute en octobre 2014. Depuis 2016 il est sous le coup d’un mandat d’arrêt international.

Thomas Sankara, père de la révolution burkinabè, âgé alors 37 ans, a été tué en 1987 avec douze de ses compagnons dans un coup d’Etat qui avait porté son frère d’arme, Blaise Compaoré au pouvoir. En 2015, le dossier de l’assassinat de Sankara, considéré comme le « Che Guevara africain », en berne sous le règne de Compaoré, a été rouvert après la chute de ce dernier par une insurrection populaire en octobre 2014.

Dans la foulée, en mai 2015, en présence des membres de leurs familles et de leurs avocats, le gouvernement burkinabè procédait à l’exhumation des restes du corps du président Thomas Sankara et de ses douze compagnons. L’enquête balistique avait conclu que le corps de Sankara avait été criblé de balles avant d’être enterré à la sauvette dans un cimetière de Ouagadougou.

En octobre 2020, à l’occasion du 33è anniversaire de son assassinat, les autorités burkinabè avaient inauguré, à une dizaine de kilomètres à l’est de Ouagadougou, une université portant le nom de Thomas Sankara.

Alfred Ouedraogo

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